Le dimanche, c’est pour beaucoup de monde le jour du seigneur, je vous arrête tout de suite, je ne suis pas un anticlérical viscéral, chacun son ami imaginaire. Alors pendant que 1/60ème de la population française est accroché fébrile à son diapason rouge devant son petit écran a voir une mise en scène des chorales française les plus exotiques ( avec un instrument insolite comme une harpe de verre histoire de D-Y-N-A-M-I-S-E-R.), votre toujours ami pharmacien oeuvre dans son établit. Le jour du seigneur, c’est le jour de la pilule du lendemain.
Spéculer, c’est ma grande passion. J’ai découvert ça quand j’étais vendeur à la Fnac. Chaque jour, mon métier était de vendre des vieux films en DVD, âgés de plus d’un demi-siècle (comme « Casablanca ») à des prix comme 23 euros (tout en sachant qu’il est à 10 euros sur le site du magasin). Stimuler les gens, je suis fort à ça. Blue-Ray ou DVD, la technique est la même : « Non monsieur, c’est pas cher pour un film de cet acabit, d’autant plus qu’il a été remastérisé à partir des vraies bandes originales du début qu’y’en a pas d’autres pour une qualité sonore et vidéo hors du commun, on a enlevé toutes les imperfections, on a remplacé les armes par des talkies-walkies, et surtout c’est de la haute définition, édition collector pour toi chez toi ». Les gens sont facilement ébahis, ils sentent tout d’un coup ce sentiment de perfections de ultrabright-very-best of de la marchandise.
Il y a deux domaines où détruire l’adage « le mieux est l’ennemi du bien » est d’une facilité consternante: l’informatique et la pharmacie. Comme j’ai quelques années à perdre, j’ai choisi la pharmacie. J’ai donc fait 6 ans d’études, dont une partie en tronc commun avec des médecins qui avaient comme hobby de nous mépriser et je me suis immiscé dans une petite pharmacie urbaine, le rêve américain quoi
Depuis que la droite est au pouvoir, Loretta Urgo, ma voisine de palier et moi même nous nous amusons comme des petits fous. Récemment, on a fait une blague au concierge. Depuis la sortie de la loi HADOPI, chaque citoyen est responsable de sa connexion wifi, or les fournisseurs d’accès à internet comme Numéricable (le fournisseur de mon concierge), Orange ou encore Alice utilisent pour la plupart de leurs box un système de sécurité par défaut nommé WEP qui se casse en 10 minutes. On a donc piraté son réseau et téléchargé pour rire plusieurs fois l’entière discographie de J.J. Goldman. L’effet frederic mitterand immediat a été d’avoir son accès internet coupé pour cause de contrefaçon de musique Universal. Le plus drole dans l’histoire, c’est que ce concierge est sourd, et que internet était le seul moyen de communiquer avec son fils unique qui habite a des kilomètre.
La loi hadopi a été votée pour arrêter le « pillage » musical, et ce à contre courant de toutes les études qui prouvaient que cela stimulait la consommation culturelle, alors qu’en fait les vrai pilleurs de musique, c’est nous.
Avant de devoir m’atteler à la très humaniste tâche de réaliser une publicité pour des cornichons, j’étais vendeur dans un supermarché. D’abord spécialiste en papeterie, je me suis spécialisé dans le rayon Hi-tech (je ne vous cacherai pas que dans le métier, c’est clairement une promotion). J’ai vendu des milliers de téléviseurs dit « HD » en ne précisant pas que c’était un terme générique et pas un standard et que de ce fait il faudra changer d’appareil dans un an (pas la peine, finalement ils le font très bien tout seul au final). J’ai vendu également des milliers de lecteur HD-DVD en promettant une qualité d’image « incroyable », un son « immergeant », une définition « impeccable » sans préciser que ce format était en concurrence avec un autre qui allait prendre le dessus.
J’ai fait dépenser des sommes incroyables à des gens qui n’avait pas d’argent (surtout pendant les coupes du monde de football) sur des produits qui étaient déjà périmés puisque sans aucune normalisation des standards, et maintenant inexploitables.
Ce genre de performance est réalisé avec des phrases comme « l’image est tellement précise que vous allez pouvoir lire les publicités placés dans les rues dans les courses poursuites du film » suivit d’un petit rire pour marquer la touche amicale avec le client (et surtout un recours juridique en cas de poursuite : « mais non j’ai ris, c’était une blague »). Bingo, je te vend 10 lecteur de laser-disc sans garantir qu’il y aura des films vendu sous ce format. Je suis devenu publicitaire. Read more »
Il y a quelque temps, j’ai fait l’acquisition d’un chat. En fait j’ai fait bien attention, j’ai pris une chatte, comme ça je peux faire tout plein de jeu de mot au travail pour faire rire mes supérieurs (exemple d’hilarité : » Ce matin, ma chatte avait des puces »), et pour mettre à l’épreuve mes intérimaires étudiants (si ils sourient, je leurs enlève un tire-pal prétextant qu’ils ne sont pas assez mature pour en avoir un). Je me sens moins seul chez moi, je l’ai appelé « AAAAH », ce qui me permet de hurler pour décompresser à chaque fois que je rentre du travail.
Cliquez donc sur Read more pour lire ce dernier et palpitant épisode.
Cela devait arriver, comme disent les Justins Timberlake, « ce qui se passe autour, passe autour », j’ai fini par accepter un emploi de chef de rayon au Carrouf en Gironde. En réalité, j’ai remplacé un ami qui a eu la délicieuse idée de fusionner son pied avec une tour de palette.
L’accident bête, un ouvrier qui travaillait depuis trois heures du matin en jouant à tétris avec des palettes de couches culottes (je vous rappelle que l’été arrive, et qu’on ne peut plus jouer à « combien de temps bébé tient dans la même couche » du fait de la chaleur). Voyant ses actions placées chez son hôte professionnel s’effondrer, il a voulu faire les trois huit dans la même journée, il s’est heurté à une tour de palette de tampon hygiénique (c’est pourtant basique, tout le monde sait que ces deux produits, en grande compétition, ne peuvent pas se blairer, un peu comme le sodium et l’eau… manque d’éducation probablement). Toujours est il que mon collègue se trouvait a coté de cette tour de produits féminins sans les chaussures de sécurité (c’est moche et puis on doit se les payer soit même), vous pouvez y voir l’audace du féminisme rampant, et maintenant il ne peut plus raisonnablement prétendre à un spectacle de claquette (les médecins ont dit qu’ils n’avaient pas vu un tel bordel dans les os d’un pied depuis Lucy).
Je ne sais pas pourquoi, quand je parle de mon métier de publicitaire à des gens, ils s’imaginent tout de suite que je suis un grand schizophrène cocaïnomane, sur de lui qui passe son temps dans des palaces à se taper des bombes qui n’ont pas atteint le seuil fatidique des 25 ans. Et pourtant, la réalité est toute autre. Mon bureau est à Levallois dans le 92 (vous savez c’est la ville qui reçoit tout les bulletins jeux concours de magazine télé), je n’ai pas de bureau, je travaille dans un open-space que je partage avec mon ami, Mario (et deux stagiaires qui sont là pour remplir le tableau quand le grand patron viens jetter un coup d’oeil).
Mario et moi, on est tout les deux de la même ville , Clermont-Ferrand, où on a fait la SBMCF (la School of managment and Buisness of Clermont Ferrand) avec Mathis, Cléo (je n »y peux rien, c’est les parents qui sont cruels) et Marie-Charlotte. C’est une école privé qui nous formait en 9 mois, et nous donnait une équivalence Bac+3. Le diplôme n’était pas reconnu par l’état. Mais qu’importe, ça rassurait les parents d’autant plus que que ça nous permettait d’éviter de suivre la carte scolaire qui était d’un cosmopolitisme presque obscène (oui à Clermont, il y a eu des invasion, il s’y passe des choses). Les cours étaient assurés par des intervenants de renommé. Nous avons eu par exemple, le monsieur qui avait fait le montage logo sur la photo de Miterrand sous la direction de Jacques Séguela, un type formidable.
`Toujours est il qu’on est loin des paillettes, et que parfois je dois faire jusqu’à deux changements dans le métro (mais j’utilise pas deux tickets, c’est mon coté rebelle). Il y a deux mois de ça, on a eu une commande pour une célèbre entreprise qui fait des condiments du coté de Dijon (ouais Amora). Il fallait faire une pub pour des cornichons qui était destiné à la radio. Alors branle-bas de combat (j’ignore totalement ce que veux réellement dire cette expression), c’est le brainstorming total ( la tempête de cerveau) dans notre open-space qui donne presque sur la défense (je vois un reflet fugace dans l’immeuble d’en face).
Cliquez donc sur read more pour lire la suite de l’article
« Fragile minds », le premier film de Fred William Dewitt joué avec brio par Flavien Brizard. Un concentré d’action, d’amour, de sang, de suspens. Réalisé à l’occasion des kino-sessions Bordelaises (dont le thème était « Pirate » et la contrainte « bouton rouge »), ce court métrage est accompagné de son bonus dvd : « Derrière les scènes », un entretien avec l’acteur et le réalisateur, qui pour sur, ont des choses à dire.
Je ne suis pas vraiment misogyne, ça se saurait. Je demande rarement le nom d’une fille en soirée pour éviter de croire que je lui consent un quelconque intérêt, ça s’appelle le respect. Mais quand j’allume ma télévision (je sais bien que mes plus vieux lecteurs disent « ouvrir la télévision », mais je m’en fiche), et que je vois une publicité misogyne, je me dis que le Web 2.0 n’était pas finalement obligatoire. C’est le cas des K des kris qui passe en ce moment, un vrai moment de détente masculine qui a des « bollocks ». Cliquez donc sur « Read More ».
Comme je suis un mec cool (si si souvenez vous), et que j’aimerai bien tourner la page avec ce chanteur, j’ai décidé de vous offrir son clip inédit ( ce qui veux dire « pas sur dailymotion ») : Pression Artérielle. A vous les studios, et merci à NicoP de Saintes en Gironde pour son apport à ce site.